Actualité scientifique 2021

Actualité scientifique 2021

Deux sujets d’actualité en 2021 :

Les chouettes voyageuses de l’Espace Rambouillet

chouette2

Le 14 juin 2021, quatre chouettes de l’Oural (Strix uralensis), nées au Parc animalier et forestier de l’Espace Rambouillet, sont parties en Allemagne. Elles intègreront un projet de réintroduction dans le milieu naturel visant à restaurer une population viable de ces chouettes dans les forêts bavaroises.

Initié par le « VLAB – Verein für Landschaftspflege & Artenschutz in Bayern e.V. » (Association pour la conservation du paysage et la protection des espèces de Bavière, Allemagne), ce projet européen vise à réinstaller la Chouette de l’Oural dans son ancienne aire de répartition naturelle allant de la forêt bavaroise à la Bohême et au Parc national de Sumava, là où elle avait disparu et où une petite population est déjà établie.

Membre de l’Association Française des Parcs Zoologiques (AFdPZ) depuis plus de quinze années, l’Espace Rambouillet collabore avec différents parcs animaliers européens à plusieurs projets de conservation et de recherche. « C’est la première fois que cela arrive au parc, c’est ça la fierté, c’est l’une des missions des parcs biologique, la préservation de l’environnement, la recherche » explique Romuald de Romans, responsable de la fauconnerie de l’Espace Rambouillet.

En 2020, le parc a eu l’accord des coordinateurs allemands pour rejoindre le projet en fournissant des jeunes issus d’un couple présent dans ses volières depuis quelques années.chouette 1

Pour ne pas laisser « tous les œufs dans le même panier » et maximiser les chances de naissance, Romuald de Romans a pris la décision de placer trois œufs sur les cinq pondus aux bons soins d’un couple de hibou grand-duc africain, qui ont une grande réussite dans l’incubation et l’élevage de jeunes. Les deux autres ont été laissés aux parents.

Le 15 avril, trois jeunes sont nés chez les parents adoptifs et un jeune est né sous le couple de chouettes de l’Oural. La semaine suivante le petit né dans la volière des vrais parents a disparu… mais un œuf était encore présent dans l’aire où un poussin était bloqué dans sa coquille.

L’œuf a été placé en éclosoir et la naissance a pu avoir lieu avec l’aide des soigneurs, puis le jeune a été nourri pendant huit jours. Il a pu rejoindre la fratrie dans la volière des parents adoptifs afin de pouvoir bénéficier comme ses frères et sœurs d’un élevage naturel, condition essentielle pour être réintroduit dans la nature.

 

Il existe d’autres travaux de réintroduction initié à l’espace Rambouillet, notamment avec l’aigle impérial en collaboration avec le Puy-du-fou.

Le centre de soin de la faune sauvage à Rambouillet accueille des rapaces sauvages, soignés, puis relâchés. 40% d’entre eux sont remis sur pieds, pour 200-300 oiseaux arrivés, explique le responsable de la fauconnerie, Romuald De-Romans.

 

Recherches scientifiques à l’espace Rambouillet

Madame  Constance Blary, Doctorante en écologie sensorielle, est venue passer une semaine en juin dans notre parc afin de poursuivre ses recherches sur la vision des rapaces.

Le projet « MAPE » est un projet collaboratif réunissant des chercheurs et toute la filière éolienne dans le but de réduire la mortalité aviaire au niveau des parcs éoliens en exploitation.

Un des axes de recherche mené par la doctorante Constance Blary dans le cadre de ce projet consiste à étudier la perception des éoliennes par les oiseaux, et plus particulièrement les contrastes de celles-ci avec l’environnement.

D’après des premières études réalisées sur moins de 10 espèces, il semblerait que les oiseaux aient une capacité à discerner les contrastes 7 à 20 fois inférieurs à la nôtre.

Cette faible perception pourrait être un des facteurs à l’origine des collisions avec les éoliennes.

recherche MAPE

un vautour en pleine experience

Pour vérifier cette hypothèse, les chercheurs ont pour objectif de tester les capacités visuelles de tout un panel d’espèces sensibles ou non aux collisions.

L’implication de l’Espace Rambouillet dans ce programme est essentielle par la mise à disposition d’espèces à fort enjeux, comme les aigles royaux et les vautours fauves.

Nous communiquerons les résultats de cette étude dès sa publication.

Ainsi, les recherches scientifiques menées sur les individus de l’Espace Rambouillet permettra d’améliorer la connaissance de la biologie des espèces dans un but de conservation de celles-ci dans la nature. »

Avec le concours de différents parcs zoologiques Français, Madame Constance Blary a pu réaliser plusieurs recherches.

Plus d’infos sur le projet MAPE ici : https://www.mape.cnrs.fr/